À Hengelo sont apparues pour la première fois des images du nouveau radar APAR Block 2, développé par Thales Nederland. Le radar a été installé avec succès sur une tour d’essai spéciale. Une étape importante a ainsi été franchie dans les essais d’un système appelé à jouer un rôle clé dans la future défense des navires de guerre contre les menaces aériennes modernes.
L’installation sur la tour d’essai signifie que le radar peut désormais être éprouvé hors de l’usine et dans des conditions réalistes. Depuis cette position fixe, Thales peut mesurer longuement la qualité avec laquelle le radar voit et suit les cibles et coopère avec les systèmes d’armes. Ce sont en outre les premières images publiques du système, ce qui montre que le projet a atteint un stade avancé.
Bâti sur une base éprouvée
L’APAR Block 2 est une évolution du radar APAR d’origine, développé à la fin des années 1990 et révolutionnaire à l’époque. Ce radar est encore utilisé aujourd’hui par plusieurs marines de l’OTAN et a fait ses preuves en pratique. Ces dernières années, des dizaines de missiles ont été testés et tirés avec succès avec ce système.
Avec le Block 2, Thales s’appuie sur cette expérience, mais avec une technologie moderne. Le radar est plus rapide, plus puissant et plus flexible que son prédécesseur. Il est donc mieux adapté aux menaces auxquelles les marines sont confrontées aujourd’hui.
Conçu pour les menaces modernes
La manière de faire la guerre a changé. Les navires de guerre sont de plus en plus confrontés à des attaques où plusieurs armes sont engagées simultanément : missiles rapides volant au ras de l’eau, grands nombres de drones ou même nouvelles armes très rapides (hypersoniques).
L’APAR Block 2 est conçu pour faire face à ce type de situations. Le radar peut détecter et suivre simultanément un grand nombre de cibles, qu’il s’agisse d’un drone, d’un avion ou d’un missile. Il fournit des informations précises aux armes de bord, afin qu’elles puissent réagir vite et de manière ciblée.
Un avantage important est que le radar peut guider plusieurs missiles à la fois. En pratique, un navire peut ainsi mieux se défendre contre une attaque comportant de nombreuses menaces simultanées.

Image : Thales Nederland
Performant dans la détection à basse altitude
L’un des points forts de l’APAR Block 2 est la détection de cibles volant au ras de la mer. Ce type de menaces est justement difficile à détecter, surtout dans les zones côtières où les vagues, les bâtiments et les interférences peuvent brouiller l’image.
Le radar est spécialement conçu pour voir tôt des cibles petites et rapides, même juste au-dessus de l’horizon. Cela donne plus de temps pour réagir, ce qui est crucial face aux attaques de missiles modernes. Le radar peut en outre passer rapidement de la « recherche » à la « poursuite », afin que les armes puissent être engagées immédiatement.
Une conception modulaire et flexible
Les images de Hengelo montrent le radar installé dans une configuration en conteneur. C’est un choix délibéré pour la phase d’essai. Le système peut ainsi être plus facilement déplacé ou adapté pour différents essais, sans avoir besoin immédiatement d’un navire.
Le radar se compose de quatre panneaux d’antenne distincts. Selon le type de navire, on peut opter pour plus ou moins de capacité. L’APAR Block 2 convient ainsi à différents types de navires de guerre, des frégates plus petites aux grands navires de défense aérienne.
Autre avantage : la fiabilité. Si une partie du système tombe en panne, le radar continue de fonctionner, avec une puissance un peu réduite. En outre, le radar pourra à l’avenir être amélioré par des mises à jour logicielles, sans modifications matérielles importantes.
Un futur emploi sur les navires de guerre
L’APAR Block 2 est destiné à la prochaine génération de navires de guerre. Aux Pays-Bas, le radar est considéré comme un candidat important pour les successeurs des actuelles frégates de défense aérienne et de commandement. Ces navires doivent pouvoir se protéger eux-mêmes et protéger d’autres unités contre des menaces de plus en plus complexes.
Le système suscite aussi un intérêt international. Plusieurs pays européens travaillent sur de nouvelles frégates et de nouveaux navires de défense aérienne, dans lesquels les capteurs avancés jouent un rôle central.
Une avancée importante
Avec l’installation de l’APAR Block 2 sur la tour d’essai de Hengelo et la publication des premières images, il apparaît clairement que le développement de ce radar a atteint une phase concrète. La période à venir sera consacrée aux essais et aux réglages. En 2027, les premiers radars seront installés sur les navires de guerre néerlandais























