Imaginez un avenir où des drones navals rapides et sans équipage fendent les flots — silencieux, élancés et presque invisibles. Pas d’équipage à bord, aucun risque pour des vies humaines, mais une puissance de feu capable d’inquiéter les plus grands navires de guerre du monde. Cet avenir n’est plus impensable. Leidos et Kongsberg franchissent une étape qui réunit un drone naval et un missile
Un drone naval sans équipage
Leidos a développé un nouveau type d’embarcation sans équipage conçu pour fendre l’eau à grande vitesse. Son design est profilé, furtif et conçu pour une maniabilité maximale. Malgré son format compact, cette embarcation cache une puissance démesurée. La coque offre de la place pour deux systèmes d’armes déjà réputés dans le monde entier comme extrêmement efficaces contre les grands navires de guerre.
Ce drone naval ultra-rapide va désormais être équipé de missiles.
La puissance de frappe du Naval Strike Missile
C’est là qu’intervient Kongsberg. Le spécialiste norvégien de la défense fournit le Naval Strike Missile (NSM), l’un des missiles de précision les plus demandés au monde. Le NSM est connu pour son profil de vol intelligent, sa grande portée et sa capacité à neutraliser d’importants navires ennemis. La combinaison de furtivité, de vitesse et de technologie de missile avancée rend cette collaboration explosive — au sens figuré.
Pour les marines ennemies, c’est une menace entièrement nouvelle. Là où les grands navires de guerre sont traditionnellement préparés aux attaques d’avions ou d’autres navires, de petites plateformes rapides et autonomes sont une tout autre affaire. Elles sont difficiles à détecter, arrivent en groupes et peuvent forcer une flotte à rester constamment en alerte. L’asymétrie est énorme : une embarcation relativement petite et sans équipage capable d’endommager gravement ou de neutraliser un navire valant des milliards d’euros. On le voit évidemment aussi avec les drones actifs dans les airs, comme en Ukraine
Pourquoi cette collaboration secoue le monde
La force de ce projet réside dans la synergie. Leidos fournit la plateforme : sans équipage, ultra-rapide et presque invisible au radar. Kongsberg fournit le NSM : une arme qui a déjà fait ses preuves dans plusieurs marines.
Ensemble, ils créent un système qui :
- coûte peu par rapport aux navires de guerre traditionnels,
- ne présente aucun risque pour les équipages,
- est très difficile à arrêter,
- oblige l’ennemi à adopter des tactiques et des stratégies de défense entièrement nouvelles.
Cela change la donne en mer. C’est un glissement vers des systèmes intelligents et autonomes, déployables avec souplesse et offrant une puissance de frappe exceptionnelle. Pour les pays qui en disposent, c’est un avantage stratégique. Pour leurs adversaires, c’est un gros problème.
Une nouvelle phase de la guerre navale
La collaboration entre Leidos et Kongsberg s’inscrit dans une tendance visible depuis longtemps. Ce ne sont plus seulement d’énormes navires ou des avions de chasse avancés qui déterminent la domination en mer. Dans l’ombre de l’océan évolue désormais un nouveau type d’acteur — des plateformes sans équipage, silencieuses et extrêmement capables qui réécrivent les règles. On le voit non seulement en surface, mais aussi sous l’eau, où diverses plateformes sont en développement. Comme les sous-marins drones en Amérique, en Allemagne et en Australie par exemple. Nous verrons de plus en plus ce type de véhicules.
























